Mercredi 16 novembre 2005

Vous est-il déjà arrivé d'emporter un appareil électrique à l'étranger et de constater que vous ne pouviez pas l'utiliser pour cause d'incompatibilité de prise?

J'ai eu le même sentiment lorsque j'ai essayé toute une série de recettes japonaises pour préparer ces gâteaux au potiron. Classiques et éprouvées dans mon pays natal, elles ne fonctionnaient pas en France. Pourtant l'expérience des cuisinières japonaises est grande dans ce domaine puisqu'au Japon, nous consommons des courges tout au long de l'année.

Mais bon, « patience et longueur de temps... ». J'ai donc plusieurs fois remis mes potirons sur l'ouvrage et j'ai abouti à trois gâteaux qui peut-être seront dignes de vous. En tout cas, ma famille m'a accordé l'imprimatur.

Ingrédients de base :

  • Potimaron cuit à la vapeur et égouté – 400g

  • Beurre 40g

  • sucre 4 c à s

  • Crème 4 c à s

  • 2 oeufs

  • Vanille, cannelle, (rhum facultatif)

  • 1 c à s de macha

  • 1 c à s de cacao en poudre

Mixer le tout.

Mélanger ¼ de cette purée avec du macha , un autre quart avec le cacao. Il nous reste 2/4 que nous gardons nature.

Essai N°1

Moule à cake (10 x 22 cm). Beurrer le moule et tapissez-le avec du papier sulfurisé.

Four à 180°

A Verser les 2/4 nature dans le moule. Cuire 10 mn.

B Sortir le moule. Y verser le mélange macha. Remettre à cuire 10 mn

C Sortir le moule. Verser le mélange cacao. Remettre à cuire 10 mn.

Finition identique pour les 3 essais : lorsque le gâteau est froid, le soupoudrer avec de la poudre de cacao amer.

Cette cuisson progressive est un peu fastidieuse mais, ouvrant et refermant mon four, je pensais à nos grands potiers et faienciers japonais, maîtres dans cette sorte de technique. La type de pâtisserie que je vous présente porte le nom des faïences ORIBE dans lesquelles on mélange une poudre verte.

Essai N°2

J'ai utilisé un moule réglable que dimensionné sur 10 x 10 cm.

Four à 180°

Même processus de cuissons répétées mais les durées sont allongées pour obtenir un effet marbré.

A Mélange nature : 15 mn

B mélange macha : 15 mn

C mélange cacao : 20 mn + (surveiller)


Essai N° 3

Cette fois-ci, j'ai multiplié par 2 les quantités d'ingrédients sauf pour les oeufs (3 au total). J'ai aussi ajouté une c à s de maïzena.

La chaleur du four a été porté à 200°

Cuisson A et B 20 mn. Cuisson C 20 mn+ (surveiller)

Cette fois-ci, on obtient un tricolore parfait.

PS. Je tiens à remercier ma famille et mes visiteus. Ils ont patiemment enduré tous les essais de cette semaine. Chacun a regardé, goûté, analysé, commenté pour le résultat soit à la hauteur de votre savoir-faire. Pour ma part, je m'engage solennellement à ne plus leur resservir d'oribé au potimaron avant l'année prochaine...

par Emi Taya publié dans : Desserts
Samedi 29 octobre 2005


今年の春小さな柿の苗購入しました。我が家の庭まだまだどのようにデザインするのか判らないのでまず大きな植木鉢の中に。水枯れのフランスで夏訪れる前に植えてみました。信じられないけれど水あげるわけでもないのにすくすく育っています。子育ての事思います。あまり手をかけないほうが良いのかも。次女19歳今まで学業のための早い時間起し食卓完全尽くしてきたけれどその度に感謝の言葉とは逆の反応で扉激しく閉め言葉もなく立つこと。でもそれは朝のストレスの時間。そのたび後で反省してるよう帰宅後 ママと私の周り色々くっ付いて吐き出してしまった言葉の後悔 

彼女自身はその気持ちなくそれでもどうにか回復しなくてはとの思いでしょう。貴方もありませんか?私は一年中。ことに家族関係の中で難しい状態の時言ってはいけないなと心得感情に走って。その後平和帰ってきたようで何かのしこり残ります。

今日この頃起こす事も朝食の仕度もせず彼女一人で用意しています。ただおはよう。はもちろん。時間の在る時には皆一緒に。考えてみると主人忙しく本当に日本人の如く働いていたけれど食事の時間には家族皆で食卓囲む習慣でした。

柿の木に戻ります。主人私が柿好きだと思い。私も主人が好きなのだと思い。最近植えてから発見。私達二人ともあまり愛着なく。でも一つ冬何も色のなくなった風景の中で柿の浮き出るその光。御近所に一本。その前通る度に羨ましくって。

まだ八年待たなくては。本当に実なるのでしょうか?

栗使用してお菓子作って見ました。大失敗。素朴なお菓子は割と気楽に作るのですが 主人にお菓子への努力足らないといわれ。不成功の写真だけ。成功したらレシピ書きます。

par Emi Taya publié dans : Desserts
Jeudi 20 octobre 2005

Les Japonaises de 30 ans sont étonnantes. Quel courage, quelle activité! J'en ai une justement chez moi. Il y a quelques années, je l'ai hébergée lorsqu'elle était venu ici pour étudier le français. Depuis, elle devenue une amie ou plutôt, j'ai pour elle des sentiments presque maternels. Je m'inquiète lorsqu'elle ne va pas bien, je me réjouis de ses bonheurs.

Comme d'autres dizaines de milliers de jeunes femmes, elle est dans le métro aux heures de pointe, puis enfermée dans l'une de ces grandes tours secouées régulièrement  par des séismes plus ou moins violents. Après des études en anthropologie, elle a exercé des fonctions dans des professions aussi variées que l'assistance à un metteur en scène, l'import/export de produits chimiques et maintenant la mise en place de logiciels de gestion dédiés dans des administrations et des entreprises sur tout l'archipel. Les hommes qui dirigent sa section n'ont probablement pas le quart de son énergie ni de ses connaissances. Mais les hommes japonais ne sont pas encore prêts à accorder une place équitable à leurs collègues et néanmoins subordonnées.

Elle s'est initiée à l'italien et à l'allemand, parle courra ment le français et l'anglais. Depuis plus d'une année, elle suit assidûment des cours de chinois : il faut être prête pour les mutations économiques qui s'accélèrent en Asie.

La voici dans ma cuisine. Après des mois de travail exténuant, elle est toute mince. Comme un chat efflanqué, elle n'a que la peau sur les os. J'ai oublié de vous dire, comme loisirs, elle pratique le yoga et elle est inscrite dans une école ou l'on fabrique du pain.

Hier, elle nous a préparé des « pains melon », une de ses spécialités. En la regardant frapper la pâte sur la table, j'ai pensé qu'elle avait trouvé là un bon dérivatif contre les frustrations subies au bureau.


Le résultat est savoureux. Ces petits pains ont la consistance et la légèreté des boudoirs, le matcha qui est incorporé dans la couche supérieure donne une très légère note d'amertume. En authentique Japonaise, elle ne pouvait s'avouer satisfaite de son oeuvre et c'est vrai qu'il faisait un peu trop froid dans la maison hier pour que la pâte lève aussi bien qu'il aurait fallu...


Voici la recette, telle qu'elle l'a rédigée sur mon ordi :

A

140g farine T55

½ cuil. à café levure de boulanger

½ cuil. à café gros sel

1 cuil. à soupe sucre brut

95ml lait demi écrémé

B

130g farine T55

½ cuil. à café levure de boulanger

1 pincée de gros sel

3 cuil. à coupe sucre brut

90ml lait demi écrémé

35g beurre doux (sans sel)

C

60g beurre doux

90g sucre poudre

1 œuf

180g farine T45

½ cuil. à café levure de pâtisserie

2 cuil. à café matcha


du sucre brut un peu…

Un peu de farine T55 pour faire une surface farinée

Four : 180 °C 20 min


A

Chauffez le lait dans la micro-onde jusqu’à la température de 37°C 

Mettez la levure de boulanger, le gros sel, et le sucre brut dans une jatte, et versez le lait et puis fouettez bien jusqu à ce que le gros sel disparaisse.

Mettez la farine tamisée dans une grande jatte et versez la solution et mélangez rapidement.

Enveloppez la pâte avec du film alimentaire (pour garder l'humidité) dans la jatte et laissez la lever dans un endroit chaud pour 3 heures.


B

Apres avoir attendu 3 heures pour A, commencez B

Chauffez le lait dans le micro-onde jusqu’à la température de 37°C

Mettez la levure de boulanger, gros sel, et sucre brut dans une jatte, et versez le lait et puis fouettez bien jusqu'à ce que le gros sel disparaisse.

Mettez la farine tamisée sur la jatte de A et puis versez la solution et mélangez sans force.

Mettez la pâte sur la table et pétrissez légèrement à la main et ajoutez le beurre et puis bien pétrissez.

Enveloppez la pâte avec du film alimentaire dans la même jatte et laissez la lever dans un endroit chaud pour 45-60 min jusqu’à ce que la pâte lève de double quantité.


C

En attendant B, malaxez le beurre et le sucre dans une jatte jusqu’à ce que le mélange soit léger et mousseux.

Ajoutez lentement l’œuf fouetté petit à petit.

Incorporez la farine tamisée, levure de pâtisserie, et matcha dans la jatte.

Divisez le en 12 morceaux et abaissez les en rond à 5 mm d’épaisseur et puis laissez les couvertes avec du film alimentaire dans le frigo au moins 30 min.



Vérifiez la pâte B avec l’index fariné et faites un trou au milieu.

Panch ! (ndlr.  elle tapote la de son poing) Faites sortir le gaz contenu dans la pâte.

Déposez la pâte sur une surface farinée et divisez le en 12 morceaux et formez en rond.

Posez les couverture avec du film alimentaire pour 10-15 min.


Mettez le sucre brut dans l’assette et déposez la pâte C de matcha pour mettre le sucre sur un côté de la pâte. 

Prenez la pâte B dans une main et couvrez la avec la pâte de matcha dans l’autre main.





La partie de pâte pas couverte sera au fond et placez sur la plaque de papier cuisson.

Laissez les couvertures avec du film alimentaire dans une pièce de 28-30 degrés pour 30 - 45 min.

Préchauffez le four à 180°C.

Vaporisez la plaque juste avant de la mettre dans la four.

20 min dans le four

Mettez sur une grille.

FIN !!! (ndlr. fin du texte de Masako)

Chapeau Masako!
On trouve une variation intéressante de l'utilisation de "matcha" sur le site des photos "Les casseroles de Nawal" http://www.flickr.com/photos/20202104@N00/25972083/
Ce sont des madeleines dodues à souhait

par Emi Taya publié dans : Desserts
Mardi 11 octobre 2005

Version française ci-dessous

プログ書き始めた時点で日本に住む人家族友人へのメッセージでした。書きたいことスラスラ出てきて。料理よりお喋りのつもりだったのがフランス側からのリクエストフランス語のテキスト特に作り方を入れてから私の志向代わり想像に欠けています。特にドイツ版で15日には茄子の料理18日には鮪とピーマンと言う題で書かなければなく。いくつか試しています。その日のプログに出ますが日本語は省き多分ナスはドイツ語で鮪はフランス語で出ると思います。主人がテキスト作成してくれます。作り方教えてという方は後でどうぞ。
アイデアあったらお願いします。
フランスの読者からかなり説明され今日はフランス語のテキスト中心。日本人からのコメント余りないので不安です。どの様に書いたら良いのか疑問に思うので。お便り心から待っています。

Dès qu'on enlève l'écorce du pamplemousse, de minuscules goutelettes jaillissent et chargent l'air d'un arôme plein de sucre et d'amertume. Ce matin, j'en épluchais une pour ma fille quand tout à coup a ressurgi le parfum d'un dessert que ma grand-mère préparait à l'approche des grandes vacances d'été. Bien des années et des événements me séparent de ce moment et même si le souvenir en est vif et me semble proche, je dois me résoudre à dire : « En ce temps là... »

En ce temps là, il n'y avait pas tous ces desserts qui garnissent maintenant les rayons des supermarchés. D'ailleurs, il n'y avait que des marchés et des épiceries dans ma ville. Mais les oranges amères que préparaient ma grand-mère provenaient de notre jardin. Elle les décortiquait avec un soin infini, les soupoudrait d'un peu de sucre puis les gardait au frais pendant 2 ou 3 heures. Le jus du fruit se mêlait au sucre et se transformait en sirop.

Parfois, lorsque je rentrais de l'école, elle m'avait préparé des beignets de patate douce légèrement caramélisés et parsemés de  graines de sésame noir. Ou bien, c'était un épi de maïs cuit à la vapeur, dont chaque grain renouvelait la saveur.

J'avais 10 ans, ma grand-mère en avait 60. Les desserts qu'elle préparait lui venaient probablement de sa propre grand-mère. Je n'y pensais pas alors, mais c'est un peu comme si je les recevais d'une aïeule vivant en 1850, alors que le Japon était encore tout replié sur lui-même et fermé à toute influence étrangère.

Un autre de ces desserts de naguère était confectionné avec nos prunes conservées dans du sel, les « meboshi ». Pour que le fruit ne poisse pas les doigts et pour que nous, les enfants, le mangions avec plaisir, elle sélectionnait des feuilles très tendres sur l'un des bambous du jardin et confectionnait une sorte de cône qu'elle fourrait avec la chair dénoyautée d'une prune. C'étaient les sucettes de ce temps là, je n'en ai jamais goûtées de meilleures.

Notre jardin, à peine 900 m2, nous fournissait beaucoup de fruits. Je recompte en mémoire les arbres qu'il portait : 3 plaqueminiers qui en décembre portaient de gros kakis dorés, 3 figuiers, 1 oranger d'hiver et un oranger amer, 1 cédratier  et 1 pêcher. Il y avait aussi 3 pins magnifiques veillés par mon grand-père, des azalées, des hortensias et surtout 50 rosiers qui étaient la passion de ma mère.

Ma grand-mère préparait quelques desserts venus de temps immémoriaux mais elle n'aimait pas cuisiner. C'est ma mère qui était au fourneaux. Moi, je regardais, avec beaucoup d'intérêt mais je crois que je n'ai jamais touché une casserole avant d'atteindre mes 20 ans.

Nous étions sept à la maison, mes grands parents et mes parents, et nous, les 3 enfants. 3 générations sous un toit, des goûts différents et parfois incompatibles. Ma mère préparaient les plats pour satisfaire tout le monde. Pour ma part je goûtais tout.

Mes filles ont atteint l'âge adulte et me reprochent parfois de ne pas leur avoir enseigné la cuisine : je leur réponds qu'elles ont déjà assimilé dans leur mémoire sensorielle la partie la plus importante, la palette des saveurs...

Autre souvenir incomparable, les grenades que l'on mange grain par grain. D'abord une petite explosion sucrée, ensuite le grain qui résiste sous la dent et pour finir la saveur plus âcre de la pulpe écrasée. Une voisine âgée rejoignait ma grand-mère à l'heure du thé. Elle venait toujours avec un petit cadeau et pendant la saison; c'était souvent une belle grenade.

Ma mère avait des goûts modernes, du moins c'est ce qu'on disait d'elle. Elle s'évadait parfois des menus traditionnels et nous préparait des recettes qu'elle avait trouvées dans un magazine. Je me souviens de ses crèmes renversées. Comme ce dessert n'était pas encore connu, il fallait que j'en apporte à tout le voisinage. Je partais, mon panier rempli de ramequins que je distribuais aux uns et aux autres. Comme j'étais bien accueillie!

Voici la recette, telle qu'elle me revient : 1 l de lait, faire chauffer pour y dissoudre le sucre (1 tasse). Y incorporer 5 oeufs (elle n'en voulait pas un de plus).

Préparer le caramel, le verser dans des ramequins beurrés, puis verser le mélange de lait, de sucre et d'oeufs. Laisser cuire 40 mn au bain-marie, à 180°. Ma mère ne versait pas le caramel au fur et à mesure comme moi. Alors, souvent, il y avait une véritable plaque de caramel dans le ramequin.

Ca craquait sous les dents. Encore un souvenir incomparable...



par Emi Taya publié dans : Desserts
Mercredi 5 octobre 2005
Hier, notre prestataire de blog a eu toute une série de malheurs. L'occasion de parler de ces tuiles qui vous arrivent parfois. チュイールとは瓦の事で す。アーモンドが入ったお菓子瓦のように半円の断面。卵の白身手元に残っていたので作りました。久しぶりです。余り甘い物好きな私ではないけれどこのお菓 子は別。もう随分つまんでしまいました。スタイルの事考えたら作らないほうが良いのかも?昨日から何となく気分酩酊気味。余りすることのない頭痛まで。今 日は何もしないで空白状態にさせておきます。明日になれば明日の陽が登って来るのだから。今日は御免なさい。
J'ai un peu honte de donner cette recette qui n'est pas la mienne mais celle du célèbre Lenôtre. Tout le monde sait préparer des tuiles aux amandes. Tout le monde sauf mes filles et c'est pour elles que j'écris avant tout : ainsi elles n'auront pas à expérimenter 20 façons différentes avant de trouver la meilleure.

200 g d'amandes

185 g de sucre semoule

30 g de farine

3 blancs d'oeufs (pesez et ne dépassez pas 110 g)

40 g de beurre fondu

Mélangez amandes, sucre, farine puis intégrez les blancs d'oeufs et le beurre fondu tiède. Gardez au frais pendant 1h30 sur un papier sulfurisé. Avec une cuillère, formez des petits tas de pâte, puis applatissez-les avec une fourchette que vous tremperez de temps en temps dans du lait.

Enfournez pour 8 à 10 mn, température : 180°

Ensuite, il ne reste plus qu'à la forme caractéristique sur un rouleau à pâtisserie.



Il y a un autre dessert que je garde pour les jours où je n'ai pas envie de me creuser la tête. C'est très simple, joli, frais et délicieux. Enfin, c'est ce qu'on me dit car je mange jamais de desserts. Moi qui en raffolais lorsque j'étais jeune fille!

Préparez un coulis de de fraise ou de kiwis (un fruit acide de préférence, il y a beaucoup de possibilités)

Mixez du jus de citron et du miel (à votre goût, plus ou moins sucré).

Mélangez aussi un peu de miel avec du fromage blanc.

Décorez avec quelques fruits frais.

Ce dessert devrait même trouver grâce aux yeux des weight-watchers.


par Emi Taya publié dans : Desserts
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