Lundi 14 novembre 2005


Demain, les blogs en langue allemande, réunis sous la bannière de "Kochtopf", seront à l'heure de sa majesté le potiron.

明日11月15日はドイツのプログのためにかぼちゃの私なりの料理紹介致します。楽しみにしてぜひご覧になってください。

Samedi 12 novembre 2005
 

Pour partir à la pêche à pied, il faut partir bien équipé, de bon heure et d'un pas vif
満月の日は潮遠くまで引きます。海の散策は早めに海の満ちてくるのと同時に帰宅しましょう。

 
Certains vont au boulot...
牡蠣の漁師さん働いています
 
d'autres parlottent
自転車で駆けつけてくる人も。 
 
 
Celui-là a échoué
水がなくなってしまいました。
 
Celui-ci débusque les étrilles
エトリルという小蟹探している人。


Un autre braconne dans les champs d'huîtres
見渡す牡蠣のはたけ。



Beaucoup continuent plus loin, toujours plus loin

遠く遠くよりよい収穫求めて。

plus loin vers leurs coins de pêche favoris
海老採りの良い場所ですね。
  

Mais plus loin encore, il y a encore mieux....
さらに遠く舌平目採れるかも。

.. les bancs de pétoncle...
ぺトンクル

... qui ne découvrent qu'aux très grandes marées d'équinoxe.
よく見てください。大きく潮の引いた日のみ。特別。


Entre le continent,  l'île d'Aix et le fort Boyard, il ne reste qu'un petit bras de mer.
我が家の前の海前はエックス島とボヤーの要塞。周りは海流複雑。船では上陸できず。
牢獄として使われていました。
数々のフランス映画ここを舞台に撮影されました。

Tout ça pour pouvoir ensuite déguster ceci...
簡単にニンニク エシャロット 白ワインでオーブンで蒸し焼き。レモンとお醤油というのはどうですか? 




Vanetと書いて バネと発音します。3 4cm帆立貝の小さいようなもの。新しい読者の方には改めて説明いたします。私は大西洋岸 ラロシェルより10kmほど南の海辺の村に住んでいます。庭の前は海 オレロン島エックス島が季候季節によってその装い変えて現れます。が いつも存在しています。9月の激しい干満の日沖へ沖へエックス島にたどり着けるのではと思うほど潮が引き魅せられ最前線まで行きました。

沢 山の人。牡蠣やら子蟹その他の貝集めている人一杯。私は主人と二人海の散歩。海の雄大さ陸にはない光の強さの中での微妙な水の動き 何と沢山生きている生 物の数々。まだ小さいバネたくさん見つけました。散歩で出かけた私達写真撮っていたら何かきつい事いわれましたね。その後お魚屋さんに出かけ質問したとこ ろバネの解禁は103日ということでした。

帆 立貝の如く一番美味しい食べ方はエシャロットにんにく白ワインを振りオーブンで蒸し焼き お醤油とレモンパセリまたはコーリアンダーで頂く事です。でも今 日パスタを食べたい家族の要望。傍ら茄子ズッツキー二を玉葱とにんにくトマトの皮を剥いて刻んだ物 干しトマトを入れてのソース ローズマリーを利かせて 用意。ローズマリーはトマトソースを作る際欠かせません。干しトマトはアクセント加えます。イタリア風に。パルメザンチーズ添えて。とても暖かい穏やかな 陽射しのベランダでの簡単で美味しい昼食でした。本日フランスは第一次世界対戦終日の休日です。


Vendredi 11 novembre 2005


Voici venu le temps des comices, des conférences, des passe-crassane, des louises bonnes et des alexandrines. Sur les étals des marchés, leur parfum est aussi suave et entêtant que celui des lilas au printemps. J'aime les choisir une à une, les soupeser dans la paume avant de les déposer dans le panier. A la maison, elles orneront mes plateaux de fruits pendant tout l'hiver. Nous les mangerons natures ou cuites dans du vin à la cannelle, en compotes ou confites... Ah la belle saison qui commence.

Hier, je voulais justement préparer une tarte aux poires, aux amandes et au chocolat. C'est quelque chose que je réussis assez bien d'habitude, malgré les relations compliquées et conflictuelles que j'entretiens avec la pâtisserie. En visitant vos blogs, je suis étonnée de voir tout ce que vous réalisez dans ce domaine. La vanité me souffle que je pourrais faire aussi bien, mais la réalité chaque fois vient tordre le cou à mes ambitions. Jeune fille, j'aimais la précision des mathématiques et de la chimie. Femme au foyer, je ne supporte plus l'idée d'avoir à peser la farine et le sucre ou de prendre la température du beurre.. Je cuisine au jugé et dans le feu de l'inspiration.

Pourtant, cette fois-ci, je voulais pénétrer l'esprit de la recette et en suivre la lettre. Aucune fantaisie, aucune digression. J'ai réuni les ingrédients, pesé avec précision, épluché et découpé les poires, abaissé la pâte, décoré artistement, enfourné la tarte dans le four soigneusement préchauffé. Enfin j'allais produire un gâteau qui égalerait ceux de Mercotte!

Je me suis perdue dans la contemplation de ce qui se passait sous l'effet de la chaleur. J'imaginais les échanges entre la pâte et les amandes qui durcissaient et les poires et le chocolat qui fondaient. Des effluves appétissantes s'échappaient du four.

C'est à ce moment que le téléphone a sonné. L'une des mes amies de Tokyo avait vu la recette postée la veille. « Mais où trouve-t-on ces feuilles de brick? », « Et pourquoi n'as-tu pas utilisé des ...? », « Et faut-il vraiment attacher les bouts avec de la ciboulette? », « Est-ce que tu sais que Kimiko va bientôt se marier? », « Imagine-toi que son ex vient de gagner au loto... ».

Mon amie Mitchiko est au courant de tout et s'intéresse à tout. Elle est un puits de science et une mine d'informations. Elle pose les questions, devance les réponses et rebondit de sujet en sujet. Je l'écoute, béate d'admiration. Elle a tant de connaissances. Intarissable, elle passe une partie de sa journée pendue au téléphone. Elle ne s'arrête que lorsqu'une autre ligne sonne.

Mon four avait bippé plusieurs fois. J'ai tenté une diversion : « N'as-tu rien sur le feu? », « N'y a-t-il pas quelqu'un qui vient de sonner à ta porte, il m'a semblé entendre quelque chose... ». Mais rien ni personne ne peut interrompre Michiko quand elle est lancée. Certainement pas moi qui suis sa sa cadette et son obligée.

Mon gâteau a continué à cuire, à se racornir, se dessécher et noircir. Lorsqu'enfin je suis revenue dans la cuisine, elle était toute enfumée. Sur la plaque de cuisson, il restait quelques fragments calcinés.

Heureusement, j'ai la photo de mes poires. Comme elles auraient été succulentes!

P.S. Avez-vous un truc assez poli à me suggérer pour interrompre quelqu'un au téléphone?




Mardi 1 novembre 2005
 

Offrande de thé vert japonais (celui que l'on utilise pour la cérémonie du thé) et de gâteaux au matcha.


Dimanche 30 octobre 2005

Hier, Nawal a posté de superbes photos qui m'ont rappelées les quelques mois que j'ai passés en Indonésie. Tout d'un coup, c'est une avalanche de souvenirs qui a déboulé, comme si les épices mal rangées dans mon placard trop haut perché m'étaient tombées sur la tête.

Le mal d'amour, si violent quand on a 20 ans, m'avait conduite là-bas. J'avais rencontré un jeune homme à Besançon (France) mais quelques semaines plus tard il s'envolait à Jakarta (Indonésie). J'ai patienté deux mois, puis pour le (pour-)suivre, j'ai quitté le sombre hiver bisontin et je suis arrivée sous les tropiques en manteau de fourrure...

Les souvenirs étaient si forts que je me suis levée aux aurores et j'ai préparé cette petite salade de légumes cuits et sa sos kacang (sauce aux arachides). A Jakarta, on appelle ça un gado-gado. Les légumes sont cuits par crainte du choléra qui sévit encore sous ces climats.





Ç
a avec un peu de riz indonésien... Difficile d'imaginer comme le riz est bon et le choix est vaste au marché. On puise une poignée dans les sacs (oui, comme Amélie Poulain), on le regarde, on le caresse, on le hume avant de l'acheter.
Le riz frais, y a-t-il un seul magasin en France qui vous propose un petit choix de riz frais. Si vous ne connaissez pas cette sensation, c'est comme si vous n'aviez jamais goûté que du camenbert découpé et emballé en petites portions ou que vous pensiez que les figues sont forcément des fruits séchés.

Bon, je retourne à mes casseroles. Il faut que j'essaie de préparer un repas « Padang », comme à Sumatra.

A bientôt.



PS. Il y a souvent de très belles recettes d'Indonésie et de Malaisie sur Blog - Appétit


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