Mon mari est très intéressé par l'informatique.Il affirme que bientôt, je porterai autour du cou un minuscule récepteur-émetteur-traducteur, un vrai bijou de technologie, au lieu de mon banal collier de jade. Ainsi, je comprendrai le persan ou le tagalog, par exemple.
Oui, mais en attendant, la traduction automatique nous en fait voir de belles. Hier, j'ai trouvé une très jolie préparation mais la recette était en langue italienne. Pour en savoir plus, j'ai eu recours aux Google language tools . J'ai délicatement déposé mon texte original dans la fenêtre prévue à cet effet et voici ce que j'ai obtenu:
« To stir the gamberetti sguscia you with the polpa of the avocado cut to dadini, the maionnese, the cream, the aneto tritato and the juice of lemon. To fix the condimento. Sbucciare the potato and cut them and fettine sotilissime. To form of the floppy disks with 6-7 fettine of potatoes and to transfer them delicately, a pair for time, in one frying pan with of the olive oil »
Je comprenais un peu mieux, mais pas complètement. En particulier, j'étais troublée par la présence des disquettes d'ordinateur (floppy disks) au milieu des crevettes et de la mayonnaise. Mon mari, lui, triomphait. « Tu vois, toi qui refuses d'apprendre les langues, tu peux maintenant te servir des recettes de tous les pays, grâce à Google ». Il était tellement enthousiasmé qu'il a voulu fêter l'événement et il a réalisé ceci. C'est un " Google mille-feuille d'avocats et de crevettes à la mayonnaise"

PS - Blague à part, ça va très vite dans le domaine de la traduction automatique. La société japonaise NEC met sur le marché un téléphone portable permettant à un Japonais et à un anglophone de converser ensemble, chacun dans sa propre langue!
Et Microsoft pense intégrer un interprète vocal automatique dans Windows dans au plus tard 5 ans. Heureusement que je ne suis pas prof de japonais...
PS2 : je viens de remarquer que mon mari avait oublié la mayonnaise. Décidément, il ne réussira jamais en cuisine!
La mise en page d'un beau blog, c'est vraiment compliqué. En tout cas, pour moi, il est plus facile de préparer une assiette appétissante que de trouver une maquette satisfaisante. Alors; à la recherche d'idées, je rends visite aux uns et aux autres et je copie, comme la mauvaise élève de la classe.
Hier, j'ai examiné de plus près « La Tasca d'Elvira ». C'est beau et bien organisé comme une monumentale gare européenne. A gauche de l'écran, une grande halle d'accueil et en son centre un restaurant prestigieux affiche un plat du jour succulent. A droite, une rangée de portails ornés de pictogrammes distingués, comme dans la gare de Lyon où une fresque immense symbolise toutes les villes desservies.
J'ai jeté un coup d'oeil au portail de la culinosphère et j'y ai reconnu les blogs que je fréquente depuis un mois, sagement alignés comme autant de trains en partance.
En revenant dans la halle, on entend parler portugais, français, anglais, d'autres langues encore. C'est une gare cosmopolite... Je me suis engagée sous le portail français mais j'ai immédiatement reculé. C'était aussi dense que le réseau du métro parisien. Dans quel labyrinthe n'aurais-je pas abouti!
Deux nouvelles directions m'attiraient, deux autre blogs écrits par Elvira. Le premier, consacré à son voisinage, est en portugais. Trop difficile, Je n'y comprendrais rien. Je me suis dirigée vers l'autre portail. Il est symbolisé par une jeune femme nonchalante accoudée sur un divan, une version twenties de la Récamier peinte par David. Là, à l'arrêt sur une voie unique, un seul train tout enveloppé de vapeurs, le «Tabacaria ». J'y suis montée et comme dans l'Orient Express aux longs couloirs dorés, derrière les portes laquées aux lourds loquets de cuivre on aperçoit, égarés parmi les grands de ce monde et des jeunes femmes peu vêtues, quelques poètes : Verlaine, Pessoa, Appolinaire, Éphraïm Mikhaël .. On voyage en bonne compagnie.
J'en étais là de mes rêveries quand un petit « pop-up » a surgi sur l'écran. « Vous avez un message ». Sans doute un commentaire d'un de mes posts. Je saute du train en marche, j'ouvre la fenêtre du courrier et je lis
« Maman, il est 21 heures et nous n'avons toujours pas dîné. Pourrais-tu préparer quelque-chose ?». Une fois de plus, perdue au fin fond d'Internet, j'avais oublié ma famille.
Heureusement dans la cuisine japonaise, il y a des recettes expresses.


.
La blogosphère c'est l'univers en expansion!
N'allez pas croire que je veuille faire ma prétentieuse. Il y a 4 mois, j'ignorais ce qu'était un blog, le mois dernier je me heurtais pour la 1ère fois au concept de « blogosphère » et c'est hier seulement que j'ai compris comment on place un lien un peu propre sur un site.
Quand à l'univers en expansion, j'ai étudié ça au lycée de Chiba (Japon). Mais je n'ai jamais pu m'en faire une représentation concrète. Peu douée pour la physique, mes préférences allaient plutôt vers la chimie et c'est tout naturellement que j'ai glissé vers la cuisine.
Mais voilà, chaque jour on tente de nouvelles expériences. Hier, Euréka, j'ai compris les deux concepts à la fois. Voici comment:
Vous vous souvenez peut-être qu'il y a peu, j'avais connu de vives inquiétudes au sujet d'une de ces jeunes femmes belles, intelligentes et cultivées dont on imagine qu'elles vont forcément briser votre ménage. Une certaine Cenzina. Or mon mari nourrit une vive passion pour les Italiennes depuis qu'il est tout petit. Le soir même, Nawal tentait de me rassurer, mais j'étais tellement troublée que je n'ai même pas réussi à lire ce qu'elle m'avait écrit. Le lendemain, c'est Cenzina elle même qui m'envoyait quelques lignes pour me dire que mes craintes étaient chimériques, qu'elle était prise et que toute façon elle était belge et non pas italienne. Comprenez-moi bien, j'adore l'Italie et ses habitants mais je tiens à garder un mari conquis de haute lutte.
Un peu rassurée, je suis quand même allée enquêter sur le blog de Cenzina, « il cavoletto di bruxelles ». Ca n'a pas été facile. Elle écrit surtout en italien, jamais en flamand. J'ai beaucoup feuilleté mes dictionnaires. Tout d'abord, j'ai examiné ses recettes. Y aurait-il un seul plat que seule une Flamande pouvait aimer? En fin de compte, je n'ai rien trouvé hormis ce goût immodéré pour la bière : elle la boit, elle en met dans de nombreux plats, elle la photographie , elle la déguste même lorsqu'elle est en Italie! Mais moi aussi, dans ma jeunesse, j'avais eu cette passion et j'ai bu de la Sagres au Portugal, de la Singha à Bangkok, de la Carlsberg à Copenhague et de la Löwenbrau à Munich.
Alors j'ai décidé d'aller plus loin et de trouver des preuves irréfutables. J'ai donc commencé à explorer tous les liens de son site. Cenzina est une femme de goût, une artiste, cela se voit tout de suite. Par élégance et souci de mise en page, elle n'en a sélectionné que quelques uns. Je pensais en avoir terminé en une petite heure. Quelle erreur! J'ai commencé le matin par les restaurants et les chefs qu'elle affectionne; à midi, j'étais encore chez Ferran Adriá à Barcelonne et je remplissais un CV pour devenir une assistante dans la cuisine de ce chef; j'ai fini le soir, perdue sur une avenue de baobabs au milieu de Madagascar. Vers 21 heures, j'ai découvert que Cenzina avait aussi mis un lien vers son mari. A minuit, j'étais sur les traces de cet homme dans les couloirs de l'Université de Sassari . Oui, Cenzina était belge. Je pouvais dormir sur mes deux oreilles.
Avant d'aller me coucher, je suis retournée sur Blog-Appétit et l j'ai constaté que 5 nouveaux auteurs étaient apparus depuis le matin. Là, brutalement, j'ai eu la révélation que je ne finirais jamais le tour de la blogosphère puisque sans cesse elle était en expansion, comme l'Univers.
Au début, il y eut un premier blog, tout simple, tout bête. Inutile d'aller chercher qui l'écrivit. Deux ou trois heures plus tard il y en avait déjà 10 ou 12 autres, tout simples, tout bêtes. Puis, il se sont mis à jeter des liens, les uns vers les autres et vers tout ce qui existait de numérisé de par le monde. Ils se sont croisés, ont enfanté d'autres blogs de plus en complexes, pleins de liens et de recoins. Ils se sont tant multipliés que maintenant, il s'en crée un par seconde. Bientôt on chronométrera la naissance du blog à la nano seconde. Aujourd'hui, il y en a des millions, demain, ils seront des milliards.
Puis, on passera à l'écriture automatique des blogs et alors là, gare au big-bang!.
PS. Sigrid-Cenzina, je suis une fan de ton blog, de tes photos, de tes recettes. Pardonne-moi de t'avoir si intimement mêlée au sujet de ce post. Et merci infiniment de prendre du temps, parfois, pour une explication en français. Au début, je pensais que tu étais une éternelle épouse de Rome de de Bruxelles (eterna sospesa). Tu vois que je commets des contresens même avec mon dictionnaire.
Post post scriptum. Pour être absolument sûre que mon mari n'irait pas chercher ailleurs ce qu'il avait à la maison, j'ai préparé ce petit plat. Il y a des spaghettis, des moules, des encornets, des tomates bien mûres et même de petites toutes petites tomates un peu acides.

Menuspropos.canalblog.com m'avait « invitée » à montrer ma cuisine.
Planquée derrière mon ordi, je suis très à l'aise. Mais quand il s'agit de montrer un peu de mon vrai « moi », c'est une toute autre affaire.
« Montrez-nous votre cuisine ». Le ton est comminatoire! Tout de suite, mon orgueil s'est cabré et ma pudeur offusquée. En comparaison, quels détours nous empruntons, nous autres Japonaises pour en venir à l'objet de notre requête...
«Une photo !». Ca c'est comme sur les CV. Vous avez étalé vos diplômes, affiché votre expérience, et agrémenté le tout de quelques références. On vous imagine belle, savante et intelligente. Et voilà que vous devez montrer cette terrible photo qui vous révèle tout entière.
Je n'y aurais jamais pensé à cette sorte de comparaison! Voilà qu'en plus, on recquérait une introspection! INTROSPECTION. Ce mot terrible évoque le docteur (barbe + blouse blanche, gros stéthoscope) penché sur votre inconscient mais aussi l' inspecteur des douanes qui inspecte vos bagages quand il vous a coincé à l'aéroport.
Je suis allée dans ma cuisine et j'ai tenté de comprendre en quoi je lui ressemblais, ou plutôt en quoi elle allait me trahir. J'ai étalé le contenu de toutes mes placards. Ensuite, telle le bibliophile qui classe ses livres mais replonge à chaque instant dans la lecture, moi, Fleur de sel, vidant strate par strate mes armoires, je suis partie aux fins fonds de ma mémoire.
J'ai exhumé des ustensiles totalement oubliés. Le gaufrier! Ah mes filles qui rentraient de l'école, les joues rougies par le froid hivernal... Leur regard sur les gaufres chaudes et sucrées... Elles sont grandes maintenant, mes filles. Elles diraient simplement : « Ah, tu as fait des gaufres »
Une autre machine m'a ramenée à cette époque où je recourais sans cesse au dictionnaire pour comprendre les expressions françaises et les notices d'emploi... «Félicitations, vous venez d'acquérir un croque --- Croque? J'empoigne mon dico et je cherche le mot « croque », je vais au verbe « croquer », voir manger , mastiquer, mordre...
Je l'ai bien dû l'utiliser 3 ou 4 fois, cet appareil à croque-monsieur, et puis il a atterri là, tout au fond de ce placard.
Voilà, j'ai beaucoup rangé. N'imaginez pas que vous puissiez jamais voir ma cuisine dans cet état si vous débarquiez à l'improviste. D'ailleurs, j'ai horreur des situations improvisées! J'ai mis un temps fou à inculquer quelques principes pourtant tout simples à mon mari, par exemple d'annoncer un mois à l'avance les invitations qu'il fomente. Il m'a fallu des années pour lui supprimer les quelques amis qu'il osait encore ramener chez nous. Ah mais!
Bien et maintenant que vous en savez un peu plus sur les rapports que j'entretiens avec ce lieu, je vous invite à entrer dans ma misérable cuisine, (nous autres Japonaises, guindées dans notre code de politesse, sommes constamment obligées de nous rabaisser et de décrier tout ce qui nous appartient, mais gare à qui nous manque d'égard!). Voici donc le photo-montage que j'ai réalisé ce week-end:
どうぞ いらっしゃいませ。 Soyez les bienvenus. Dozo irashai masé!

La voici telle que je la vois quand j'y pénètre le matin. Enfin, quand je n'ai pas oublié de la ranger la veille!
Elle a beaucoup de portes et de fenêtres, elle est ouverte sur l'extérieur, elle est très claire. Je suis plutôt repliée sur moi-même, je chéris mes coins sombres et mes mystères. Elle est grande. Je me flattais de l'être aussi, ici en Europe, je suis banalement petite. Elle a des couleurs vives, je suis plutôt mélancolique!
Je ne sais pas jeter. Mes armoires et toute ma maison sont pleines de fatras. Si je me séparais d'un objet, je trahirais la personne qui me l'a offert.

Partout cohabitent mes objets japonais et européens, et d'autres encore, venus de tous les continents.C'est la même juxtaposition désordonnée que dans mon esprit.

Est-ce mon préféré? Je me refuse à dire tout haut cette sorte de secret d'amour. En plus, je suis sûre que les autres appareils simuleraient des pannes si je vous avouais que j'ai un préféré! Si j'ai choisi cette marmite, c'est qu'elle me rappelle les contes de mon enfance. « Table couvre-toi! Et la table se couvrit ». Et puis, j'aime le bavardage de son couvercle quand l'eau y boue et que le riz chaud répand son parfum suave.

Oui, j'ai un placard plein d'épices. Chaque pot, chaque bouteille, tout est maculé. Inmontrable. Je ne sais pas si vous avez un truc mais moi quand je cuisine, j'ai les mains dans la farine et les doigts pleins de sauce.
Surtout, ma véritable réserve est dans le jardin. Si vous regardez attentivement les photos des « posts » précédents, vous verrez des épices partout sur les plats que je prépare. J'ai, à profusion et presque toute l'année : romarin, laurier, sariette, serpolet, sauge, thym, thym citron, origan, fenouil, verveine, absinthe, menthes, et à la saison, ciboulette, coriandre, basilic, persil, céleri...

Idem, pas de casserole préférée. Le sultan ne désigne pas sa favorite. Ce serait la guerre dans le harem. Et moi, sultane sur mes terres, je pratique la même politique. Celles que je vous montre ici - cuisine à la vapeur et cuisson des pâtes - servent chacune à leur tour, une fois de temps en temps.
Mais ces casseroles ont une histoire intéressante. Si quelqu'un lit ces lignes du côté de Lausanne ou de Morges, il les reconnaitra et saura de quoi je parle.
Je termine ici. Je ne m'étais encore jamais autant exposée dans ma vie. En vérité, pour comprendre ma cuisine, il vaut mieux connaître mes recettes. Si toutefois vous voulez en voir encore plus, il y a quelques nouvelles images sur le lien « Photos grand format » dans la marge de gauche.
Pour en finir avec ce rite, il me reste à passer le relais.
ENVOI
Chère Choupette, si pleine d'esprit et de tact, accepterais-tu à nouveau d'être une guest-star sur un blog ami? Ou bien, ne serait-pas le moment idéal pour lancer ce blog perso qui est sur le feu depuis si longtemps?
Menus Propos m'a demandée de montrer ma cuisine. C'est le début de mes ennuis dans la blogosphère...
Je vais m'exécuter mais il faut que je gagne un peu de temps. En fait, moi qui suis dans cette pièce toute la journée, je ne l'avais jamais regardée. Lorsque hier après-midi j'ai ouvert les yeux, mes pupilles se sont décillées. Tout est à reprendre, rien ne va plus.
J'ai d'abord imaginé faire des photos floues (sous le coup de l'émotion), ou sous-exposées (l'hiver arrive). Mais qui aurait été dupe? Personne!
Alors, pendant que je suis en train de ranger fébrilement, il vous faut un peu de lecture et j'ai pensé que tout le monde aimerait revoir l'ensemble des cuisines déjà visitées jusqu'à ce jour.
Pourtant, pour faire cette liste, il fallait aussi du temps. C'était reculer pour mieux sauter.
Heureusement, il y a mon mari. Vous savez qu'il faut toujours occuper les maris, en tout cas, moi, je dois absolument occuper le mien. Je lui ai donc confié cette petite tâche. Il s'est enfermé dans sa chambre et quelques heures après, il m'a fièrement apporté cette liste en m'assurant qu'elle était exhaustive et que lui était exténué. Il est reparti dans sa chambre.
La voici, telle quelle. Il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous et vous entrerez dans les plus fabuleuses cuisines regroupées sur Blog-Appétit.
http://culinaryxp.blogspot.com/2005/10/ma-cuisine.html
http://alatabledel.canalblog.com/
http://becksposhnosh.blogspot.com/2005/10/my-kitchen.html
http://gourmandises.canalblog.com/archives/2005/10/09/878177.html
http://www.cavolettodibruxelles.it/2005/10/kitchen-meme.html
http://www.cavolettodibruxelles.it/2005/10/kitchen-meme-my-little-kitchen-in-rome.html
http://mercotte.canalblog.com/archives/2005/10/20/898794.html
http://sandrakavital.blogspot.com/2005/10/kitchen-meme.html (Le pétrin)
http://sbmarie.over-blog.com/article-974312.html
http://ptitespoulettes.canalblog.com/archives/2005/10/15/894802.html
http://casseroles2nawal.canalblog.com/archives/2005/10/17/901596.html
http://zazacuisine.canalblog.com/archives/2005/10/06/867898.html
http://menuspropos.canalblog.com/archives/2005/10/20/911861.html
http://plusausud.over-blog.com/article-1048434.html
http://coco28.canalblog.com/archives/2005/10/11/878226.html
http://saveurspyrene.typepad.com/saveurs_sucres_sales/2005/10/the_kitchen_mem.html
http://tascadaelvira.blogspot.com/2005/10/kitchen-meme.html
http://papillesetpupillesannexes.blogspot.com/2005/10/in-my-kitchen-kitchen-meme.html
http://doriannn.blogspot.com/2005/10/ma-cuisine-vous-avez-dit-ma-cuisine.html
Je n'ai pas osé dire à mon mari qu'entre temps, Google m'avait donné 30 pages de KitchenMeme en seulement 0,09 secondes.
Mais bon, C'est quand même bien fait et pratique, non? Comme il a tendance à se perdre dans les petits détails, il m'a aussi donné l'original du questionnaire.
Et là, j'ai compris que j'avais peut-être commis une grave erreur. La personne qui a inventé ce jeu s'appelle Cenzina. C'est une Italienne.
Or il faut savoir qu'à l'âge de 8 ans, mon mari est tombé violemment amoureux d'une Italienne. Je tiens l'anecdote de ma belle-mère. Elle m'a confié beaucoup de secrets la veille du mariage. L'objet de ce coup de foudre était une serveuse de trattoria à Rimini, décolletée comme une soubrette d'opéra. Depuis lors, mon mari craque dès qu'il entend de l'italien.
Cloîtré dans sa chambre, il est train de déclamer le règlement :
1) Fatecela vedere, la cucina, (una foto) e diteci in cosa questo luogo vi assomiglia.
2) Aprite un armadio della vostra scelta, fate una foto e diteci cosa vediamo
3) Il vostro elettrodomestico preferito
4) Nella dispensa: tirate fuori le cosette che via piacciono di più, che non mancano mai, quelle che vi tengono più a cuore, fate un po' voi.
5) L'amica pentola: pentola, padella o teglia che sia, quella che preferite, presentatecela.
C'est déjà la dixième fois qu'il recommence. Et voilà qu'il le chante.!
J'espère qu'il n'a pas remarqué qu'en plus la Cenzina da Roma est une TRES TRES jolie fille!
Pire encore, elle fait un dessert qui s'appelle « chocolat décadence » qu'elle expose avec une indécence incroyable au lien suivant : http://www.flickr.com/photos/cenzina77/35353861/
Mama mia, qu'ai-je fait!



