
En France, on observe benoîtement cette approche : la Roumanie, c'est loin... Et les autorités affirment que toutes les mesures ont été prises.
Avant d'aller plus loin, j'aimerais préciser qu'on peut fort bien vivre avec ce virus H5N1. Il sévit dans pusieurs pays, dont le mien (Japon) depuis plusieurs mois. L'inquiétude est liée aux mutations qui risquent de se produire, mais cela est vrai pour bien d'autres virus.
Il est donc parfaitement justifié de ne pas céder à la panique et il est ridicule d'aller dévaliser les pharmacies : dès maintenant, on pense que le virus résistera au Tamiflu et l'on sait qu'un vaccin ne peut être produit qu'à partir des souches qui vont se manifester.
Ce qui me frappe dans la situation actuelle, c'est son traitement par le gouvernement et par la presse. Cela me rappelle beaucoup avril 1986. Cette année là, la centrale nucléaire de Tchernobyl venait d'exploser et des nuages radioactifs, poussés par des vents d'est, passaient rapidement d'Ukraine vers l'Europe de l'ouest. En Allemagne et en Suisse on avait donné quelques conseils simples et de bon sens à la population : ne pas sortir inutilement, éviter de se promener sur des espaces découverts, ne pas cueillir de champignons. En France au contraire, la presse était lénifiante et s'en tenait aux consignes du gouvernement, surtout ne inquiéter l'opinion publique.
A l'époque, j'habitais Paris. J'étais confiante envers mon nouveau pays d'adoption, envers ses autorités. Je croyais aussi tout ce que je lisais dans « Le Monde » réputé comme l'un des quotidiens les plus sérieux d'Europe. Je ne lisais pas la presse japonaise ni suisse, Internet n'avait pas encore pénétré dans tous les foyers. Je n'ai pas hésité à me promener longuement sur les avenues de la capitale ou sur les hauteurs au dessus de Vincennes.
En France donc, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour convaincre le public, on avait mis en avant un certain Professeur Pellerin, « notre meilleur spécialiste sur les questions de radioactivité » (on sait aujourd'hui qu'il était surtout fort proche du lobby nucléaire). Cet homme éminent scrutait chaque jour le ciel et nous assurait jour après jour que la France ne courrait aucun risque. Le nuage est arrivé en Allemagne et le 29 avril, il était signalé dans les provinces allemandes limitrophes de l'Alsace. Le 30 avril, le professeur Pellerin affirmait qu'il n'était pas arrivé en France. Il est vrai que nous vivions encore dans une Europe cloisonnée, avec des douaniers très vigilants à tous les postes frontières... Résultat, un certain nombre de cancers de la thiroïde qu'on aurait très bien pu éviter.
La similitude avec la situation actuelle? Les affaires sont traitées au plus haut niveau de l'état, le Premier Ministre d'alors est d'ailleurs notre président actuel. Nos meilleurs spécialistes planchent sur le sujet (non, ce n'est plus le Prof. Pellerin). La presse est discrète et de bon ton. Il ne faut surtout pas inquiéter la France d'en bas.
On constitue d'importantes réserves de médicaments et de masques de protection. Pasteur-Sanofi est en état de veille permanent. Bravo, c'est très bien, ce sont de bonnes mesures.
Mais pour lutter contre un fléau aussi mobile et variable, il faut aussi s'appuyer sur la population tout entière, en diffusant des consignes simples et claires. Que faudra-t-il faire quand le premier pigeon mort tombera dans la rue Paradis, à Marseille, quand vous trouverez le premier rouge-gorge malade dans votre jardin, quand votre enfant aura touché un objet contaminé. Quelles seront les premières mesures à prendre? Qui faudra-il avertir? Quelles mesures devrons-nous prendre bientôt, non seulement pour les volailles mais aussi pour les fruits et légumes crus?
Les risques sont minimes mais il faut les connaître. Les précautions sont probablement celles d'un hygièene toute simple. En les publiant, on évitera à la fois les mouvements de panique et les propagations insidieuses.
Pour terminer et vous montrer que je ne veux pas jouer à « l'oiseau de mauvais augure » : le titre de ce post est extrait d'un poème de La Fontaine que vous trouverez à l'adresse suivante :
http://poesie.webnet.fr/poemes/France/lafontai/8.html
Ce texte a 3 siècles. Depuis, on est passé par bien d'autres difficultés!
Il n'y a donc aucune raison de nous laisser couper l'appétit.
今日は鳥インフルエンザについてフランス語で。長く書きました。フランス内の事情に付いた物説明しにくいのでこのままとします。明日は鮪とピーマンという題の料理の締切日でそれもフランス語で出します。でも写真はいっているので是非ごらんになってください。コンクールではなくてその日に皆が同じタイトルの料理を紹介するというお祭り騒ぎのような物です。私もそれに便乗して。
その後は前のようなスタイルの日常エッセイに戻りたいと思っています。皆さんの反応お待ちしています。
Si la gentille alouette lâche un pâté sur notre verger...nos légumes et nos fruits crus, pourrons-nous encore les consommer?
Comment laverons-nous notre pare-brise quand , d'une fiente dédaigneuse, il sera sali par la mouette rieuse?
今日この頃朝のニュースは渡り鳥の運んで来るビールスで始まります。重大で深刻 な問題。誰も彼も心配話題の中心です。空をみると渡り鳥規則的な三角の集合で優雅に美しく。のどの赤い可愛らしいこまどりも南から。その愛嬌は冬の厳しさ忘れさせてくれます。と 思うのです。鳥によごされた野菜や果物生で食べられるのでしょうか?かもめの落とした物で汚れた私の車 手袋して洗わなければいけないのでしょうか?
皆さんどう思います?
Depuis quelques jours, je reçois des courriels et des commentaires de quelques lectrices et lecteurs qui ne lisent pas le japonais et qui se demandent ce qui se cache derrière les petits signes bizarres qui constituent notre écriture. J'aimerais les rassurer tout de suite et leur dire qu'il n'y a rien de caché, rien de mystérieux, pas de secrets culinaires, presque jamais une recette.
J'écris pour passer le temps et pour garder le contact avec ma langue (ça se rouille à l'étranger), avec ma culture et avec quelques ami(e)s du Japon. J'écris aussi pour ma fille aînée, qui lit un peu le japonais et pour ma fille cadette qui le lira peut-être un jour. Alors, elles retrouveront un peu de l'atmosphère de leur enfance.
Chemin faisant, je me suis aperçue que le blog me redonnait de l'intérêt pour la cuisine. A vingt ans, je cuisinais pour étonner mon amant, puis après m'être mariée avec lui, j'ai cuisiné en son honneur, ensuite, pendant des années, j'ai nourri ma famille et peu à peu, cuisiner est devenu une routine.
Avec le blog, le plaisir est revenu. Les plats ne sont pas dévorés dès qu'ils sont servis. Maintenant, petite vengeance contre l'indifférence, mon mari doit photographier chaque plat avant le repas et patienter jusqu'à ce que je sois satisfaite du résultat... Il me dit que c'est un supplice de devoir humer les arômes lorsque - photo macro oblige - il est penché sur les plats pour une mise au point minutieuse. Ensuite, il doit attendre un quart d'heure ou une demi-heure avant de pouvoir consommer...
Et puis ensuite, même si les aliments disparaissent, les images restent. Grâce au partage des photos, c'est un peu comme si tous mes amis étaient conviés à ma table.
C'est cela mon blog, les photos des plats que je prépare jour après jour et les histoires qui me reviennent en mémoire lorsque je cuisine.
Je ne sais pas si c'est la même chose pour vous. Lorsque je suis debout, un couteau ou une cuillère en bois à la main, c'est fou comme ma pensée se libère. Marcel Proust retrouvait la mémoire en dégustant une madeleine trempée dans une tisane de tilleul. Pour moi, les souvenirs affluent en hâchant le persil ou en râpant une gousse d'ail.
Voilà les histoires que je raconte en japonais dans mon blog. Mais puisque quelques lecteurs francophones me font l'honneur d'une visite à "Fleur de sel", je tâcherai désormais d'ajouter quelques indications en français.
A bientôt
ママー今日は何食べるの?お腹ぺこぺこ何時に食べるの?それは食べる側の質問。作る側の自問自答はもう既にかなり前から。何作ろう。余りお腹すいていないのに毎日毎日の繰り返し 嫌になってしまう。どうして毎日毎回食べるの?主婦の方 私の気持ち判るでしょう?またまた私の悪い癖で家族に色々アンケート。何が主食のもの食べたい?長女おじゃが。じゃが芋好きなのです。義母ドイツ人 次女のお産の前後私が弱っていた事あり1月ほど預け不思議な事3歳半だったのに義母の作った料理の嗜好 深いところで残っています。そのころ南スペインに近いペルピニヨンに家を構えた主人の両親。毎朝牧場で絞りたてのミルク探し煮たてた後毎日1l。義母自慢でした。村の住民に私の孫娘毎日1lの牛乳飲むのだから。丸々太って帰って来ました。いまだに牛乳は大好き。次女はご飯かパスタ。と返事。彼女余りじゃが芋好きではありません。牛乳も嫌いな方。ヨーグルトなら。長女少々妥協。ご飯今日は食べたくなんいけれどコキエット(小さいマカロニのようなもの)ならパスタでもいいわ。主人融通利くので何でもいいよ。と自分の好み抑え。でもコキエットならいらない。僕の事気にしないで料理して。3人揃うと文殊の知恵ではなく3人3様の自己主張。昔の私だったらご飯とじゃが芋パスタ少しずつ用意皆に呆れ果てられたけれどこの頃では。この状態のときに私自身の食べたい物急に頭に。後は簡単。食べたい料理に突撃。じゃが芋でもご飯でもパスタでもなくソーメンに天麩羅とかクレープとか焼そばとかそれは皆の指摘しない物ばかり。ご飯よ。の呼び声に皆集合。出てきた物一見。家族呆れ果て 何で質問なんかするの?でも皆の一致するデサート作りました。干しプラム。紅茶の中で膨らまし引き上げ そのお汁にお砂糖少し。蜂蜜でも。オレンジの輪切りに丁子 カルダモン シナモン加え暖め煮たった中に戻して。冷たく冷やします。アイスクリームと美味しいですね。でも何のアイスクリームと尋ねると又論争になる事間違いなく。どっちにせよアイスクリーム今日家にはないのですから面倒回避します。
振り返ってみて家族の為のみの食事作りを越え他の人々に楽しんでもらう食事作りが始まりました。 料理教えた事もあるし 語学校内カフェテリアを一人で毎日80人分の昼作り マネジャー 仕入れ 共に夢中だった時期もあったし。他の勉強をしたのに結局一番の縁。娘達に他の人にばかりと責められながら。レシピは皆貴方達のために書いて残してあげるからと言い切ったもの何もせず現在に至った始末。一つにはフランス語で書こうと思ったから。私 娘達の日本語教育には大失敗。書けば長くなるので又後にします。長い間フランス語の中で生活するとフランス人のようにとは努力しないので駄目だけれど思考する際フランス語で考えそのイメージで理解。 なかなかどうやって訳したらよいのかと一瞬迷います。その他外来語も日本人の方には英語の外来語の方が普通。そのフランス語から英語への切り替えも必要。それに日本語でも本当に表現したいこれという言葉に詰まってしまい語彙の狭さに歯がゆい思いです。長くその文化の中に浸っていない私の言葉は錆びてしまいました。帰国できない事はなかったのにしないまま早17年。頑固な私。怖い反面あったのかも。帰国したら浦島太郎の如くでしょう。話を戻しフランス語で書くということは全然エスプリが違うのです。語学専門 文を書く主人に訊ねると日本人が日本人のエスプリでそのまま直訳の文書くことも表現する事もとても理解難しいと言います。
書きたい思いは長い事。娘が中国に留学の際皆に プログ 連絡報告のため始めたときこれなら私にも出来るのではないかと思い便乗しました。
書きはじめるとやはり日本語は私の言葉。何となく出てくるではないですか。前に言ったとおり鋭い適切な語彙には欠けますが。
お気が付きのように料理の作り方載せてはいません。と言うのはこれは一段階。現在思う事を書き留 後日作り方を添え出来れば本として娘達に残してあげたいと思っているのです。出来るかなー?



