Mais non, le bateau n'est pas ivre, il est lao et ce n'est là qu'un mauvais jeu de mot. J'y reviendrai. Il faut d'abord que je vous raconte tout ce qui s'est passé hier.
Après le dîner, je suis restée dans le salon de l'hôtel pour consulter mes mails et mon blog. Le commentaire d'AnneE m'a beaucoup inquiété. Le jeune homme que j'ai rencontré serait une sorte de James Bond!
Moi, j'aime les rapports simples, droits et confiants. Au moment où il est passé dans le salon, je l'ai accosté et après m'être présentée, je lui ai demandé tout de go s'il était un agent secret. Il m'a répondu que non, m'a invité à boire un dernier verre et m'a raconté son histoire que je vous livre ici.
Comme moi, il est une créature de blog. Malgré son air juvénile il est environ 6 fois plus âgé que moi puisqu'il est né début 2003. En réalité, il est en rupture de ban. Son auteur, l'a créé mais n'a plus jamais rouvert le blog. Alors, après y être resté enfermé pendant 6 ou 7 mois sans aucune activité, Francesco a décidé de s'en échapper pour découvrir le monde.
Je lui ai dit que de Luang Prabang, je pensais remonter vers le nord, franchir les derniers contreforts de l'Himalaya et me rendre en Chine. Il me l'a vivement déconseillé et m'a montré des photographies qui illustrent les difficultés des transports dans ce grand pays. Lorsque j'ai vu le camion défoncé par un bloc de pierre et le bus qui avait escaladé une rambarde d'escalier, j'ai compris que de telles conditions de voyage ne me conviendraient pas. Il n'y aurait que les restaurants qui seraient intéressants grâce à leurs services très spécialisés. Cela ne faisait d'ailleurs que confirmer ce que disait la fille aînée d'Emi en rentrant de Harbin.
Au contraire, il m'a vanté la sécurité des transports fluviaux. Comme il descend vers Singapour pour y retrouver une autre créature de blog, il m'a proposé de faire un petit bout de chemin ensemble. Francesco voyage presque sans bagage mais il possède un ordinateur ultra léger avec une liaison satellite. C'est sur cet appareil magnifique que j'écris en ce moment. De chaque côté du fleuve c'est la forêt, les cris d'oiseaux et de singes et moi, je suis en liaison avec le reste du monde. A propos, je n'ai pas réussi à me connecter à blog-actu et j'ignore ce qui se passe chez mes consoeurs de la culinoblogosphère. Si vous avez des infos, soyez assez aimable pour de m'en faire part.
Vers midi, notre avons accosté à un embarcadère couvert de bidons d'essence. Pendant qu'un des matelots faisait le plein, les autres s'affairaient à préparer le repas. L'un a allumé un feu, égorgé un poulet, recueilli le sang dans une écuelle, mis la chair à rôtir, pilé du riz grillé et mélangé cette poudre au sang frais. Un autre des matelots qui avait disparu dans la forêt est revenu les bras chargés de feuillages de toutes sortes. Il les a posé sur une corbeille, au milieu de notre cercle et nous avons commencé à manger. Ce plat s'appelle Laap leuad. J'ai hésité à en prendre mais comme j'avais très faim, j'ai goûté. On façonne une boule de riz lao avec les doigts, puis on la trempe dans la sauce au sang. Eh bien, c'est très bon, surtout accompagné de toutes les variétés de feuillages et de lianes que le matelot avait rapporté de la forêt.
Une grande bouteille circulait et on buvait à même le goulot. C'est un alcool très puissant qu'on appelle mékhong, comme le fleuve sur lequel nous naviguons. A la fin du repas, les bateliers se sont mis à chanter très forts. Ils se montraient les uns les autres en riant aux éclats et en disant que les autres étaient lao. Francesco m'a dit qu'en langue lao les mêmes mots pouvaient avoir une signification différente selon le ton, qu'il m'expliquerait tout cela plus en détail plus tard et que lao signifiait aussi bien lao que pompette.
Le bateau s'était un peu envasé. l'équipage l'a halé en faisant un grand tapage. Une fois à bord, chacun s'est rencoigné, qui contre des cordages, qui contre le bastingage. La sieste s'est imposée à la plupart.
Les clameurs se sont tues, et le Fleuve nous a laissé descendre où nous voulions.
Je suis encore à Luang Prabang et j'ai l'intention d'en visiter chaque musée et chaque restaurant. Dans les temples, l'or brille partout : sur les corniches des toits et les caissons des plafonds, sur les clochettes qui tintent dans la brise, sur les fresques et les bas-reliefs. Au fond des pagodes, des milliers de feuilles d'or frissonnent sur les bouddhas, entre les bougies qui vacillent dans l'ombre.
C'est fou ce qu'on peut se rencontrer dans une petite ville. Ce matin, il n'y avait qu'un seul client dans la salle des petits déjeuners. Il me semble que c'était le même que celui qui dînait à ma table hier soir. Et bien, imaginez-vous que je l'ai encore revu trois autres fois pendant la journée.
La première fois, jil était assis dans le jardin d'un temple, en grande conversation avec un bonze. En fin de matinée, je l'ai croisé dans la rue principale. Peu avant le crépuscule, au bord du fleuve, je l'ai observé alors qu'il photographiait les reflets du soleil couchant sur l'or des longues pirogues royales. Il ne m'a pas vue.
Et puis tout à l'heure, il est revenu au même restaurant mais il est arrivé après moi. Comme moi, il a commandé « laab muu », une salade tiède de porc à la citronelle. C'était aussi pimenté que le premier soir et à nouveau, à travers mes yeux brouillés de larmes, j'observais son regard mystérieux et plein de charme revenir traitreusement sur moi dès que je regardais la salle.
Pour lire ses aventures depuis le début, cliquez ici
Telle qu'en elle-même : acide, parfumée, un peu salée, croquante, tiède. Un régal...

Les ingrédients :
Pour la viande, on choisira soit du porc, du boeuf ou du poulet.Dans le sachet en plastique, il y a du riz cru grillé et pilé.
Il manque le nahm pla (sauce de poisson , nuoc nam)
Pour la recette, on peut se reporter à celle du Colonel Ian Khuntilanont-Philpott. Elle a une allure militaire, sans la moindre poésie mais très précise.
Si elle ne vous paraît pas assez claire, n'hésitez pas à la passer dans votre mouli-hâchis-ductrice Google. En comparant avec la photo, vous ne courrez aucun risque d'empoisonnement!
Gracianne m'a gracieusement invitée pour ce MeMe où l'on dévale les questions quatre à quatre.
J'ai toujours été désolée de suivre avec difficulté les réponses de mes filleules et filleules de filleules.
Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai compris qu'il était vain de considérer sa descendance au-delà de 2 ou 3 générations. ¨Par contre, on peut aisément retrouver ses ancêtres, ici Réquia, Lilou , Cléa, Phanie, Christianne, Patou.
Surprise - je croyais descendre d'une longue lignée de cuisinières. En réalité, il y a eu des brodeuses et des passionnées du point de croix.
Après, j'ai abandonné les recherches parce que, comme pour les recherches avant la Révolution, le lien est rompu après Patou.
4 jobs que j'ai eus dans ma vie
conceptrice débutante de voyage (surtout vers Hawaï et l'ouest des USA)
Restauratrice exploitée, Animatrice de stages de cuisine
Rédactrice bénévole d'une feuille de chou franco-japonaise
Interprète occasionnelle (le transport des civelles!, la voiture électrique.! Kansai Yamamoto!)
4 films ou séries que je pourrais regarder encore et encore
le cinéma français en général, Cuisines et dépendances, Un air de famille,
Les films où apparaissent Robert Redford ou Johnny Depp. Les comédies légères pleines de jolies femmes.
Le patchwork de la vie, Women on top, Beignets de tomates vertes, Salé sucré...
Much ado about nothing
4 endroits ou j'ai vécu
Cité universitaire à Grenoble - rien d'exaltant malgré la vue sur les Alpes
Rue Battant à Besançon juste sous les remparts
Jalan Rawamangun - dans les marais (mangun) de Jakarta
Avenue Marceau, à côté d'une pâtisserie fameuse - Paris
4 émissions que j'aime regarder
Parfois,
Dans le salon
En quittant mon bureau pour aller dans ma chambre
J'aperçois l'écran de la télévision
4 endroits ou j'ai été en vacances
Clarmont - canton de Vaud
Val de Lobo - Algarve
Plaza Reale – Barcelonne
Varengeville sur Mer - près de Braque
4 aliments ou plats préférés
Tous les légumes, champignons et épices
Tous les plats légers
Tout ce qui vit dans l'eau salée
Même préférés, jamais 2 fois de suite
4 endroits où je préférerais être là tout de suite
Au côté de ma mère qui vit encore
Au fond de ma mémoire
Dans notre maison en bois qui n'est plus
au centre du Chiba d'autrefois
4 bloggers à qui j'envoie ce questionnaire
Franziska


Jeder Mensch hat wahrscheinlisch seine eigene Vorstellung über was Liebe ist oder sein sollte.
Der Eine behauptet es sollte süss wie Schokolade sein, oder sanft wie Kuchen, der andere glaubt es müsste wie ein grosser Teller aussehen, voll mit Fleich, Gemüse, Kartoffeln und Spätzle. Einige denken es hätte viel mit Geld zu tun genau wie Gastronomie mit Kaviar, Hummer und Trüffeln flirtet. Manche sagen man braucht die Liebe nur anzuschauen genauso wie der Kunst Liebahaber ein Stilles Leben mit Pfirsige und Äpfel im Museum betrachtet.
Vor kurzem hat mir jemand dies geschrieben. « Diejenige die noch nie Som tam probiert haben wissen nicht mehr über Essenerfahrung als ein knädiges Fraülein die von der Liebe nur den Handkuss kennt ».
Also wie wird ein Som tam vorbereitet? Auf dem Bild sieht man die Zutaten.


In der Mitte grüne Papaya. Könnte mit Karotten ersetzt werden.
Die kleine Krebse sollten eigentlich Bach Krebse sein, oder Fisch. Dazu noch getrocknete Shrimps.
Knoblauch zehen, mindestens eine per Person.
5 oder 6 Zitronnen Saft + ¼ Thee Tasse Tamarind + 2 TL fishsauce (Nahm Plaa)
Verschiedene Blätter. In Nord Europa könnte man Sauerrampfer benützen, oder auch wilder Spinat
Das wichtigste : mindestens ein oder zwei Chilischotten per Person. Die muss man dan auch essen und nicht sorgfältig auf den Tischrand legen. Ja, man kann das essen.
Und jetzt die aktuelle Erfahrung? Es brennt, nicht wie ein starker Schnaps, nicht wie 100 gr Pfeffer. Nein, es ist wie wenn man einem den Gaumen ausreissen würde. Die Augen überschwämmen, der Kopf wird 2 oder 3 mal dicker, das Blut springt bis in die Zähen und jedes Körperglied fühlt munter und stark. Tja, so ist es! Nach längerem Training habe ich es probiert. Toll.
Ist es für St-Valentin gut geeignet? Das müssen sie mir schreiben.



