La préparation contient beaucoup d'oignons. En vue d'une parité dans les cuisines, n'hésitez pas à faire participer votre mari. Vous pourriez, à titre d'exemple, lui confier épluchage et tranchage des oignons.
Se voyant enfin associé à vos travaux culinaires, il ne manquera pas de verser quelques larmes d'émotion...
DOH PIAZA
AGNEAU AUX ÉPICES ET AUX OIGNONS
Pour 8 à 10 personnes:
1,5 kg (3 livres) d'épaule d'agneau ou de mouton
1 kg (2 livres) d'oignons
6 gousses d'ail
1 1/2 cuillère à café de gingembre frais râpé fin
3 cuillères,de yaourt 1 à 2 cuillères de piment en poudre ou plus
1 cuillère de paprika
3 cuillères de feuilles de coriandre fraîche hachées
2 cuillères de graines de coriandre moulues
2 cuillères à café de graines de nigelle
3 cuillères de ghee
3 cuillères d'huile
8 capsules de cardamome
1 cuillère à café de garam massala
1pomme râpée
Découper la viande en gros cubes. Émincer la moitié des oignons et hacher fin le restant. Mettre les oignons hachés dans un mixeur avec l'ail, le gingembre, le yaourt, le piment en poudre, le paprika, les feuilles de coriandre, les graines de coriandre moulues et les graines de nigelle. Mixer jusqu'à ce que le mélange soit homogène et lisse. Faire chauffer le ghee et l'huile dans une cocotte puis faire dorer les oignons émincés en remuant souvent. Réserver. Mettre la viande dans la cocotte par petites quantités et faire bien dorer. La réserver au fur et à mesure. Lorsque toute la viande est revenue, ajouter un peu de ghee dans la cocotte et faire revenir le mélange mixé à feu modéré. Remuer jusqu'à ce qu'il soit bien cuit et que les arômes s'en dégagent. A ce stade, l'huile commence à se séparer des épices. Remettre alors la viande, ajouter les capsules de cardamome, bien mélanger, couvrir et laisser mijoter à feu doux. Remuer de temps en temps. Si le mélange attache, ajouter un peu d'eau, mais généralement le jus dégagé par la viande est suffisant. Lorsqu'elle est tendre et que le liquide est presque complètement absorbé, ajouter le garam massala et les oignons réservés. Remettre le couvercle et laisser encore 15 minutes à feu doux. Servir avec du riz ou des pains indiens
En tout et pour tout, il n'y aurait que 700 blogueurs en Iran.
Bloguer est ici chose si sérieuse que pour un blog de travers ou de trop, on se retrouve derrière les barreaux.
Autant dire qu'à Chiraz, je rasais les murs couverts de mosaïques, la tête baissée pour ne pas être dévisagée. Je pensais me cacher dans le sublime Baghé-Eram quand une femme m'a pris le bras et m'a conduite dans le palais le long de longs couloirs.
Nous avons traversé une cour où jasait une fontaine, des jardins embaumés de roses, monté des escaliers. Enfin nous sommes arrivées dans une pièce haute et claire où une trentaine de femmes grignotaient des pistaches en devisant. Elles ont fait cercle autour de moi, parlant et s'exclamant. L'une touchait mes cheveux, l'autre palpait le tissus de ma robe, toutes me regardaient avec curiosité. La plus jeune a demandé : « Mais comment peut-on être une créature de blog? ».
J'ai dû me présenter, m'expliquer, me justifier.
« Oui, je ne traite que de cuisine. Non, je suis pas censurée. Je pourrais aborder mille et une thématiques, mais mon auteure ne s'intéresse qu'à la gastronomie... Il y a en France deux ou trois fois plus de blogs-cuisine que le nombre total de blogs Iran...
Enhardie, je me suis vantée. «Parfois, j'ai autant de lecteurs qu'il y a de blogueurs en Iran... ». Elles m'ont répliqué : « Lorsque l'une d'entre nous écrit, nous sommes lues et commentées par plusieurs dizaines de milliers de lectrices et de lecteurs! »
Des servantes sont entrées, portant un grand plateau couvert de spécialités dont un magnifique dolme-e beh. Nous avons commencé à déjeuner mais j'avais à peine le temps de prendre une bouchée de temps en temps tant on me pressait de questions.
Puis elles m'ont donné l'adresse d'un blogueur des plus téméraires, un certain Omar Khayam. Je n'ai pas le temps de le lire en ce moment mais sur leur recommandation, je vous engage à surfer sur son blog. Il est, selon elles, fort bien illustré.
Lla lumière entrait à flots dans ma chambre lorsque je me suis réveillée. De ma fenêtre, on aperçevait une grande partie d'Erevan et la masse imposante du Mont Ararat.
Pour rattraper le temps perdu à dormir aussi longtemps, je suis descendue en ville. J'ai flâné le long de grandes avenues à l'architecture stalinienne jusqu'au moment où j'ai trouvé le marché. Comme Emi, j'ai l'impression de ne pas connaître une ville tant que je n'ai pas visité ses halles centrales, son ventre en quelque sorte.
Ce bâtiment-là doit aussi dater de l'époque soviétique. On passe sous un grand porche en demi-cercle puis on on retrouve sous une toiture en béton immense et très haute. Des arcades s'ouvrent sur tout le côté gauche.
Je me suis promenée parmi les étals couverts de légumes magnifiques, de charcuteries que je ne connaissais pas, de marchands de beurek, de raviolis, de feuilles de vignes farcies, de tranches de viandes de boeuf séché qu'on appelle pasterma.
Dans un autre secteur se tiennent les marchands de halva, de kadaïf et de baklava. Tout cela semblait si tentant que je n'ai pu résister. Je me suis dirigée vers le restaurant le plus proche où j'ai mangé un plat roboratif composé d'épinards, de keuftés fourrés à l'oeuf, le tout accompagné d'une boule de boulgour aux raisins secs.
Puis j'ai encore un peu erré dans la ville à la recherche d'un cybercafé d'où je puisse vous écrire. Cela n'a pas été facile car les Arméniens utilisent un alphabet aux formes arrondies, très joli mais totalement incompréhensible. Heureusement, de la rue on entend le crépitement des claviers frappés par des dizaines de doigts pressés.
J'ai demandé le chemin de la gare routière. Quand j'ai avoué ma prochaine destination, tout le monde m'a déconseillé de partir. Mais ma résolution est inébranlable et mon appétit de voyage insatiable.
Emi, m'avait plusieurs fois dit que l'on mangeait très bien en Turquie mais je ne pensais pas que ce serait aussi bon
En arrivant à Izmir, j'avais une faim de louve. L'air de la mer sans doute. Dans la vieille ville, j'ai parcouru quelques ruelles bordées d'échoppes et de petits restaurants. Malgré ma faim, je n'arrivais pas à choisir. En fin de compte, je suis entrée au hasard dans une gargotte toute en longueur. A peine assise, on me tendait le menu. J'ai indiqué quelque chose au hasard sur la carte (Kuzu tas kebabi – ik renkli pureyle) et déjà on m'apportait de l'eau, un peu de thé, une corbeille débordant de tranches de pain et des olives dans une coupelle.
Dix minutes plus tard, on posait devant moi ce plat énorme. Je me suis servie et j'ai goûté... Au milieu, des morceaux d'agneau tellement bien cuits que la chair fondait sur la langue. Autour, trois purées différentes, pomme de terre, céleri, carottes, légèrement aillées, un régal. A part, dans un bol, un petit supplément d'une sauce onctueuse, récupérée lors de la cuisson de l'agneau, avec beaucoup d'oignons presque réduits à l'état de compote et un peu de tomate.

De temps en temps le serveur passait et me disait quelques mots d'un air interrogatif. Je lui répondais tantôt en français tantôt en allemand tantôt en anglais que c'était délicieux, que je me régalais, que c'était fantastique et j'accompagnais cela de gestes expressifs comme les doigts qu'on réunit devant la bouche puis qu'on écarte avec un petit bruit de baiser. Il repartait satisfait et je me resservais. Croyez-moi ou non, j'ai fini tout le plat à moi toute seule.
J'ai tellement bien mangé que je me sentais forte comme une Turque. Mon coeur balançait entre deux envies contradictoires. Ou bien m'installer définitivement dans ce pays magnifique et accueillant, j'y deviendrait une spécialiste de toutes les civilisations qui s'y étaient succédées durant des millénaires. Ou bien mettre les bouchées doubles et continuer mon voyage à brides abattues.
Je suis tellement impatiente de découvrir le reste du monde. Je reviendrais, c'est sûr.
Je me suis rendue à la gare routière. J'ai roulé toute la nuit, puis toute la journée d'hier, puis encore une nuit dans des autocars brinquebalants. Me voici à Erevan, capitale de l'Arménie. Je pars me reposer et je vous raconterai la suite plus tard.
Fleur de sel, quand comprendras-tu que je n'ai que deux bras? Je dois faire le marché, faire la cuisine pour tout le monde, distraire mon mari, écrire à mes copines, alimenter mon petit blog japonais. Si au moins tu me prévenais un peu plus à l'avance, pour que je puisse m'organiser.
Bon, enfin, pour te faire plaisir j'ai fouillé mes placards et j'ai réuni les ingrédients suivants
lait 250cc
amandes 100g
eau 100cc
sucre 100g
crème 100cc
essence d'amandes
J'ai ébouillanté les amandes pdt 5 minutes puis je les ai laissé refroidir. Je les ai pelées et mixées. Ensuite, j'ai mélangé la poudre obtenue au lait et j'ai chauffé sans laisser bouillir.
Après j'ai laissé infuser 5 mn et j'ai passé la préparation dans un linge fin en le tordant. Puis j'ai recueilli le lait d'amandes. Ensuite, j'ai fait fondre du sucre dans 100cc d'eau et j'ai ajouté ce liquide à la préparation. Pour terminer, j'ai incorporé la gélatine ramollie à l'eau froide et j'ai essoré. Ah oui, j'ai encore ajouté un peu d'extrait d'amandes avant de laisser refroidir.
Comme je n'étais pas tout à fait satisfaite, j'ai encore ajouté de la crème puis j'ai remis au frigo pour 4 h supplémentaires avant de démouler. On pourrait utiliser de la poudre d'amande, mais l'amande entière donne plus de parfum.
Il faut vraiment me fournir un peu plus de détails, en particulier sur le goût. Même avec une très bonne recette, s'il n'y a pas de photo et aucune autre indication, c'est très difficile de rester fidèle à l'original.
La forme te convient? J'ai essayé d'imiter le chapeau des matelots mais cela fait des années que je ne suis passée ni à Brest ni à Toulon. Enfin, j'ai fait de mon mieux.
Ah, le nom! « Gâteau égéen », ce n'est pas très porteur. Essaye de te renseigner sur le nom de l'île dont c'est la spécialité et tiens moi au courant.




