C'est pas du tofu ! 恵美

Publié le par Emi Taya

Non, ce n'est pas du tofu, c'est du tamago-tofu. Cette petite provocation s'adresse à tous ceux qui disent : « le tofu, moi, ça me laisse indifférent(e) ».

Imaginez quelqu'un qui ne connaîtrait comme fromage que le kraft-cheese (vous savez, ce fromage insipide dans des boîtes de conserve) et qui affirmerait ensuite, « je n'aime pas le fromage ».! Or il existe autant de variétés de tofu que de fromages en France...


La préparation que je vous propose aujourd'hui, le tamago-tofu, est un met dont le goût et la consistance est aussi délicieux que le plus délicat des entremets. Pour vous représenter la consistance, imaginez un flan fin et fondant. Pour la saveur, c'est encore plus subtil que le jonchet, et plus varié...


 Allez, vous si curieux de toutes les cuisines et de toutes les saveurs du monde, laissez-vous tenter par cette préparation. Je vais essayer d'être très claire et si vous réussissez, vous comprendrez ensuite la différence avec ce que vous avez goûté jusqu'à maintenant.



Ingrédients

  • 6 oeufs

  • du dashi en même quantité que les oeufs (utilisez un verre mesureur). Pour la préparation, c'est la même que celle que j'ai décrite dans la recette du chawanmushi.

  • Sel ½ c à c

  • Mirin 2 c à c

  • Sauce de soja (un soupçon, le bouillon doit rester clair et transparent!)

Préparation

1. Préparez le dashi

2. Battre doucement les oeufs sans faire d'écume

3. Mélanger 1 et 2,  puis filtrer dans une passoire pour obtenir un mélange lisse

 4. Prendre un tupperware de 12 x 22 cm, le tapisser de papier sulfurisé. Au Japon, nous disposons d'un récipient spécial. C'est plus pratique, mais pour ma part, je m'accommode fort bien de mon tupperware.

 5. Y verser le mélange

6. Laisser cuire 3 mn dans un panier à vapeur très chaud, puis baisser le feu et laisser cuire encore 15 mn.

7. Piquer avec une pointe fine (par exemple une tige en métal pour brochettes) pour vérifier la cuisson

8. Découper le flan obtenu pour obtenir de jolies formes.

Service

On peut servir tel quel ou bien dans un bouillon très léger, encore moins salé que celui préparé pour le dashi.

Le reste est affaire de goût. Pour ma part, j'aime le contraste entre cette saveur suave, le bouillon très légèrement salé et la note percutante de quelques fibres de gingembre râpé. Aujourd'hui, j'ai rajouté des lamelles de gombo mais si vous préférez, vous pouvez servir avec des pois gourmands ou des haricots très finement émincés...

Servir chaud, tiède ou froid. Pour ma part, je trouve que les saveurs sont exaltées lorsque le bouillon commence à tiédir.

N'hésitez pas à me demander des précisions si vous ne réussissez pas du premier coup. Mon voeu le plus cher est que vous puissiez dire bientôt ;

Le tamago-tofu, quel délice!

Publié dans Cuisine japonaise

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Commenter cet article

Elvira 09/12/2005 13:07

Tu prêches une convaincue. Je suis une adepte du (bon) tofu depuis mon adolescence. Bravo pour les magnifiques photos!

kisine 08/12/2005 21:55

Ce soir , je mets sur mon blog un extrait d'une revue qui devrait vous intéresser: c'est sur les gourmandises japonaises

kisine 08/12/2005 21:45

Merci pour cette belle recette , j'adore la cuisine japonaise , chinoise, thaî..
Je ne la connaissais pas pas , je vais m'empresser de la faire

marion 08/12/2005 19:16

c'est toujours de la poésie qui se mange chez toi. Je n'ai jamais mangé de tofu de ma vie, et ce que tu nous montre, c'est un vrai tableau, je n'oserai pas y toucher

Emi Taya 08/12/2005 21:18

Il faut oser. C'est tout simple, bon marché et délicieux.

Clea 08/12/2005 16:57

Je te crois les yeux fermés et je me laisse tenter ! La tofu-ryouri fait partie de ces moments de grâce en cuisine... que l'on ne connaît pas si souvent.