Si j'étais une femme minangkabau, j'hériterais de ma mère cette grande maison.
Mes frères veilleraient à mes besoins en toute saison.
Mon mari frapperait à ma porte
et humblement prendrait de mes nouvelles, au soir à la chandelle.
J'irais au marché, coiffée d'un long foulard et parée de tous mes atours.
Derrière moi chemineraient mes cousines, la tête vacillante sous les corbeilles pleines de fruits.
Avec mes soeurs je préparerais des repas qui soutiendraient l'honneur de notre maison.
Ah, si j'étais une femme minangkabau!
Padang, ce 27 février
Bon, je ne suis que moi-même, mais voici ce que nous avons goûté, Francesco et moi dans ce petit restaurant de Padang.
Dans le sens des aiguilles d'une montre :
ikan goreng
sayur bunis,
nasih putih
opor ayam
sambel goreng telur
sambel sayur
La cuisine padang, un vrai régal
Commentaires
Et pourquoi pas le matriarcat.
Du moins ,un certain temps car je serais plus pour l'harmonie dans la "non-domination" mais...
Les siècles de patriacat nous ont fortement marqués et n'ont pas encore effacés toute trace de disparité, loin de là; alors je suppose que les siècles de matriarcat ont aussi leurs désavantages...
C'est assez sympa à lire en tout cas.
Il faut être honnête, une partie de moi se révèle attirée par ce descriptif.
Merci Fleur de Sel ;)
www.rodolphe-fromages.com
Trackbacks
Aucun trackback pour cet article




Pour autant que je puisse en juger, il s'agit surtout de la transmission des biens. Cela donnait depuis longtemps à ces femmes les conditions de sécurité que les occidentales ne connaissent que depuis peu (merci Simone de Beauvoir, De Gaulle, Giscard d'Estaing, Simone Weil, Françoise Giroud et Mitterand)